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Revue de Presse
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Revue de Presse (18)

Les nouvelles apparues dans la presse.

Paru sur le site "Supporters Historiques Parisiens"


   Porto, Marseille On tour … Total :680 euros + 2 RTT  :)

C’est avec arrogance et une pointe de nonchalance que le club propose de « venir encourager les hommes de Carlos Ancelotti hors de leurs bases » dans le cadre des déplacements officiels à Porto et Marseille les 3 et 7 Octobre .

Limitée à 400 personnes, l’organisation de ces deux déplacements à été pensée puis tentée par JPDH, Jean Claude Blanc, la préfecture de Paris, les SUPER Flic (Fiamengui et Boutonnet ) et les autorités portugaises.

Le club prend soin de rappeler qu’aucun autre moyen d’assister à ces rencontres ne sera mis en place … Il oublie de mentionner que toute personne inscrite illégalement sur la liste noire de la préfecture pour le PSG sera exclue de la vente …

Jean Claude Blanc l’a dit cette semaine, "on a le droit d accueillir le public que l’on souhaite". C’est sur qu’à 340 euros le déplacement, la sélection, pour ne pas parler de discrimination, se fait par l’argent

Mais voilà , à ce prix là le club n’est pas parvenu à fédérer le minimum requis de 170 personnes nécessaires pour que le club rentre dans ses frais sur chaque déplacement. Résultat déplacement annulé pour Porto . Probablement pour Marseille aussi.

Venir « encourager les hommes d’Ancelotti hors de leur base  » … Le club sait que encourager ne signifie pas dépenser un tiers du salaire minimum en France pour parcourir plus de 2000 km a/r en une journée pour venir agiter les drapeaux fournis par le club, derrière la bâche made in China fournie par ce même club, le tout à l’entrée des joueurs sur la pelouse, devant les télés du monde entier …

Tout cela est bien pathétique quand on sait que l’Europe restera toujours le rendez vous des vrais fans. Le club et la préfecture auront beau user d’amalgame et de mesures discriminatoires et liberticides à l’encontre des historiques et ultras du Paris SG, pour redorer l’image du club et denier le retour des associations, le mouvement ultra parisien ne meurt pas. Il s’organise, selon sa tradition, par ses PROPRES et UNIQUES moyens .

Place à L’Europe et à la liberté de circulation !

 http://shp1970.fr/supporter-le-psg-ca-na-pas-de-prix/

Aucun chant, pas de bâche « Butte Paillade », ni « Armata ultras » et la partie centrale de la tribune Etang de Thau désertée. Les ultras pailladins n'avaient pas le cœur à chanter ce soir.

Plus tôt dans la soirée, un jeune membre de la « Butte », âgé de 22 ans, a essuyé un tir de flashball en plein visage lors d'incidents avec les forces de l'ordre:

« Un jeune a fait tomber par terre par inadvertance un fumigène non allumé, alors qu'il marchait près des forces de l'ordre non loin des buvettes. Ces derniers ont voulu interpeller ce jeune, il a alors couru vers des dizaines de personnes qui étaient attablées aux buvettes. Les forces de l'ordre ont alors usé de leurs tonfas pour procéder à l'interpellation, ce qui a engendré une légère échauffourée. De manière disproportionnée, sans qu'il soit menacé et sans que l'on comprenne pourquoi, un représentant des forces de l'ordre a tiré à bout portant au flashball en direction des personnes attablées aux buvettes. Casti, un jeune supporter, a été atteint au visage alors qu'il était assis a une table avec ses amis et n'avait rien a voir avec l'interpellation initiale », explique, révolté, un ultra pailladin.

Gravement touché à l'œil, le supporter montpelliérain a été transféré à l'hôpital pour y être opéré de l'œil. Selon les derniers informations du médecin, il aurait perdu 90% de l'usage de son œil.

Les supporters montpelliérains et stéphanois confirment qu'il n'y a eu aucun affrontement entre eux avant le match, contrairement à ce qu'avaient annoncé certains médias plus tôt dans la soirée.

« Ce qui s'est passé ce soir est très grave, poursuit cet ultra pailladin, nous ne pouvons plus tolérer ce type d'agression abusive de la part des forces de l'ordre. Ce membre de chez nous risque de vivre le restant de sa vie avec un handicap causé par une répression abusive et aveugle. »

Dès qu'ils ont appris la nouvelle, les supporters stéphanois des Magic Fans et des Green Angels ont enlevé leur bâche et cessé de chanter, par solidarité avec le supporter montpelliérain blessé.

 

Plus d´articles sur le sujet :

http://www.sofoot.com/communique-des-temoins-de-lincident-162054.html

http://www.mediaterranee.com/2412012-entretien-exclusif-avec-un-temoin-du-tir-de-flash-ball-recu-par-casti-dans-loeil.html

http://languedoc-roussillon.france3.fr/2012/09/24/match-de-st-etienne-la-version-des-supporters-95887.html

Des supporters illégalement fichés par la police... et le PSG


En matière de non-respect des libertés publiques, l’arrivée d’un nouveau gouvernement le 22 mai dernier n’a pas tout changé. Le sort d’une partie des supporters du PSG en atteste.
Et on ne parle pas de méchants hooligans assoiffés de bière et de baston, mais de simples supporters, pour certains jamais abonnés au Parc des Princes, mais qui ont l’inconvenance de contester la politique actuelle mise en œuvre par le PSG.

    « On voulait mettre une bonne ambiance »

Vendredi 14 septembre, à quelques encablures de l’enceinte du club de foot, le Paris Handball, placé sur la même orbite que le PSG par Qatar Sport Investment, débutait sa saison face à Cesson Rennes, dans la salle Pierre de Coubertin.

Plusieurs supporters du PSG version foot, membres de l’ex-association Liberté pour les Abonnés (LPA) ou simples contestataires du plan Leproux, avaient décidé de se retrouver dans le gymnase pour chanter.
MT, l’un des leaders de la défunte association LPA :[indent]
« On voulait mettre une bonne ambiance dans le gymnase, une heure avant le match au Parc des Princes [opposant le PSG à Toulouse, ndlr], histoire de montrer que quand on est là, ça chante.
Et puis, c’était aussi l’occasion d’aller voir un match avec des potes, en étant libre de se regrouper, de chanter, de sortir des drapeaux, tout ce qu’on ne peut plus faire au Parc des Princes. »

    Le billet n’est plus valable...

Sauf que le jour même du même match, 27 de ces supporters reçoivent une lettre du Paris Handball, les informant que leur billet, acheté quelques semaines auparavant, a été annulé. Motif :

  • pour quelques-uns en raison d’une interdiction administrative de stade (IAS) valable pour l’équipe de football du PSG ;
  • pour beaucoup d’autres : « Vous auriez adopté une attitude non conforme à nos valeurs et commis des incivilités voire des actes répréhensibles. »
La missive est signée Jean-Claude Blanc, directeur général délégué du PSG et du Paris Handball. Les supporters apprécient l’emploi du conditionnel, surtout lorsqu’ils apprennent que le Paris Handball refuse également de leur vendre des billets durant l’ensemble de la saison…

    Un dispositif de sécurité exceptionnel

Pour être sûr que les indésirables ne pénètrent pas dans le gymnase, un dispositif de sécurité exceptionnel est mobilisé : quatre cars de gendarmes mobiles, une vingtaine de membre de la section d’intervention rapide (SIR), 75 agents de sécurité.
Las, une centaine de supporters se présente par petits groupes devant la salle Coubertin. La majorité est refoulée de l’entrée du gymnase, non sans avoir dû se soumettre à un contrôle d’identité et à un poireautage d’une demi-heure sans explications
Contacté le soir-même par Rue89, le PSG handball répond par la voix d’une de ses administratrices :
« La préfecture de police de Paris nous a envoyé dans la semaine précédant le match une liste de supporters du PSG interdits de stade qui auraient acheté des billets pour le match de handball.
Par conséquent, nous avons décidé d’annuler les billets de toutes les personnes de cette liste puisqu’ils sont interdits de toutes enceintes sportives. »

    Première erreur : les interdictions de stade sont circonscrites au foot

Première erreur : rien dans les interdictions administratives de stade ne permet de affirmer cela. Au contraire, celles-ci stipulent bien que l’interdiction est circonscrite aux enceintes où se déroulent les matches de l’équipe de football du PSG.

Interrogé par l’AFP, Jean-Claude Blanc indique avoir pris « ses responsabilités », assurant sans nuances :
« Ce sont des interdits de stade du Parc des Princes qui ont acheté des billets pour le handball. »
C’est la deuxième erreur. Plusieurs témoignages recueillis parmi les supporters éconduits démontrent, au contraire, que nombre d’entre eux ne sont pas – et n’ont jamais été – interdits de stade. C’est le cas de Romain. Supporter parisien de 24 ans, résidant à Lille, il s’est vu refusé l’accès à la salle sans aucune raison valable.
« Je n’ai jamais été interdit de stade et je n’ai jamais eu affaire à la police. »
Sur quels critères a donc été établie par la préfecture cette liste d’interdits de stade qui ne le sont pas tous et qui a été transmise au Paris handball afin de justifier l’envoi des courriers annulant les billets ?

    « Jamais eu de problèmes avec la police »

Le 16 août dernier, dans une communication passée inaperçue, Jean-Louis Fiamenghi, directeur de cabinet du préfet de police de Paris, assurait que cette « blacklist » contenait le nom « de toute personne ayant fait l’objet d’une interdiction de stade [qui] ne pourra plus acheter de billets, ni souscrire d’abonnement ».
Outre la légitimité de l’établissement d’une double peine, pour des personnes ayant déjà purgé une condamnation d’interdiction de stade, cette liste soulève un vrai problème dans son contenu. Nous n’y avons pas eu accès malgré des demandes répétées auprès de la préfecture de police de Paris.
Le témoignage de CG tend à prouver que la fameuse « blacklist » va bien au-delà des seuls interdits de stade. Cette supportrice du PSG de 33 ans ne veut pas donner son vrai nom, « déjà que je fais partie d’une liste noire ». Bien qu’elle n’ait jamais été abonnée au Parc des Princes, elle soutient la contestation engagée par LPA depuis l’instauration du plan Leproux.

Son seul rapport avec la police : un contrôle d’identité à Lorient en mai dernier avec prise de photo. Très remontée, CG déclare :
« Je n’ai jamais eu de problème avec le PSG ni avec la police, je n’ai jamais fait partie d’aucune association et je reçois un courrier disant que ma place est annulée. »

    Une liste noire établie à partir d’un contrôle d’identité...

Les témoignages comme celui de CG sont multiples. Contacté par Rue89, à propos de la légalité d’une telle liste et de sa transmission à une société commerciale, à savoir le PSG et le Paris Handball, Jean- Louis Fiamenghi n’a pas souhaité répondre à nos questions.
Le ministère de l’Intérieur, interpellé sur les agissements de la préfecture de police de Paris, ne nous a pas encore répondu.
La liste noire a été très vraisemblablement établie à partir du fichier des interdits de stade mais surtout d’un vaste contrôle d’identité à Lorient en mai dernier sur 400 personnes, dont la plupart avait pour seul tort d’être là...
Scandalisés par ce fichage, une trentaine de supporters parisiens qui ont de bonnes raisons de croire qu’ils font partie de la fameuse « blacklist », alors qu’ils ne sont pas interdit de stade, ont demandé l’ouverture d’une enquête auprès de la CNIL.

    La Cnil est préoccupée

Interrogée par Rue89, la commission ne cache pas ses préoccupations :
« On a reçu à ce jour plus d’une vingtaine de plainte de supporters parisiens et dès qu’on a découvert la déclaration de M.Fiamenghi, on est intervenu auprès du PSG et du ministère de l’Intérieur pour leur demander des explications.
Et sur la question des interdits de salle du Paris Handball, on est en cours d’intervention auprès du PSG, notamment sur les critères d’inscription dans un fichier qui pourraient poser problème vis-à-vis de la loi. »
Dans un entretien accordé au magazine So Foot en août, Valérie Fourneyron, nouvelle ministre des Sports, annonçait qu’elle ne changerait rien en matière de traitement des supporters de football.
« La Loppsi 2 n’est pas l’aspect sur lequel je suis la plus négative concernant l’héritage de mes prédécesseurs. Il ne faut pas négliger les initiatives des clubs comme celles du PSG qui ont plutôt fait leur preuve. »
A part si la CNIL venait à épingler le club de la capitale, non ?

©Anthony Cerveaux | Journaliste
Rue89

http://www.rue89.com/rue89-sport/2012/09/24/des-supporters-illegalement-fiches-par-la-police-et-le-psg-235597

Article paru dans le Nouvel Obs

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/627874-psg-pourquoi-je-ne-vais-plus-au-parc-des-princes-malgre-ibra-et-la-ligue-des-champions.html

Il existe entre moi et le PSG, comme pour de nombreux supporters, un lien très fort. Parisien depuis toujours, j’ai commencé à aller voir des rencontres au Parc des Princes dès l’âge de 7 ans, d’abord avec mon père puis avec mes copains. J’ai joué dans les équipes de jeunes du club jusqu’à 18 ans, j’ai été ramasseur de balles pendant certains matches. Mon premier abonnement en virage, je l’ai pris en 1997, j’avais alors 12 ans.

Si ce lien affectif est sans doute incompréhensible pour les personnes qui s’intéressent peu au football, il n’en demeure pas moins bien réel. Une relation s’est créée au fil des matches, par les émotions ressenties, l’ambiance, l’atmosphère qui se dégageaient des tribunes, et le fort sentiment de cohésion avec les personnes qui m’entouraient.

J’ai en mémoire, notamment, un match face au Steaua Bucarest en 1997. Ma première véritable claque, tant je fus impressionné par l’énergie, les couleurs et le bruit qui pouvaient émaner des tribunes, le Parc des Princes constituant une véritable caisse de résonance.

Le plan Leproux : un tournant

Le PSG est un club qui a toujours bénéficié d’un écho médiatique particulier. C’est l’équipe de la capitale. C’est donc un club jalousé, souvent décrié mais aussi et avant tout une place forte du supportérisme en France, longtemps emmenée par les virages Boulogne et Auteuil.

Cette identité est mise à mal de saison en saison. Le club a connu de nombreux changements de fond ces dernières années. Des changements antérieurs à l’arrivée des propriétaires qataris mais que ces derniers ont poursuivi dans la même direction une fois à la tête du club.

Le plan Leproux, mis en place en 2010, du nom du président du club d’alors, a marqué un tournant majeur, supprimant les abonnements en tribunes Auteuil, Boulogne, G et K et instaurant un placement aléatoire des supporters lors des achats de places dans ces tribunes. Ce plan est intervenu après les épisodes tragiques du PSG-OM du 28 février 2010 et de la mort de Yann Lorence, un supporter.

Il était alors essentiel de faire quelque chose pour mettre fin à ses tensions. Je ne le conteste pas. Je conteste en revanche la méthode employée. Le placement aléatoire a eu pour effet de "casser" les groupes de supporters alors que l’on aurait pu cibler les minorités nuisibles, les violences étant le résultat des agissements de quelques individus.

Les supporters réduits à un rôle de consommateur

Derrière l’objectif sécuritaire, la volonté de la direction était aussi de renouveler le public du Parc, de le rendre plus "lisse", moins "populaire" afin de vendre le club plus facilement ensuite à de nouveaux investisseurs (ce qui a été fait avec l’arrivée des Qataris).

Avec l’arrivée de ces nouveaux propriétaires, le PSG y a gagné sportivement. Le travail des Qataris est sur ce point très bon, indiscutablement. Mais le club y a perdu au moins tout autant sur le plan de la passion et de l’authenticité. Le football est une histoire d’attachement à une équipe, à un club et non pas uniquement un sport où onze joueurs se disputent un ballon.

Zlatan Ibrahimovic lors du match face à Barcelone, le 4 août 2012 (P.EMILE/SIPA).

 Zlatan Ibrahimovic lors du match face à Barcelone, le 4 août 2012 (P.EMILE/SIPA).

 

Depuis, l’ambiance dans le stade n’est plus la même. Pour pallier l’absence des groupes de supporters, le club a mis en place une série d’animations à l’américaine, à mon goût très superficielles. Cela n’a plus rien de spontané.

Les supporters en sont réduits à un rôle de simple consommateur. Le prix des billets a augmenté (les associations de supporters n’ont plus le moyen de peser sur la politique tarifaire pratiquée), le public s’est embourgeoisé et l’attachement au club n’est plus de même nature chez ces nouveaux spectateurs.

Si je reste supporter du PSG aujourd’hui, je ne mets plus les pieds au Parc, ne trouvant plus ma place dans ce stade. Les matchs nous les suivons entre copains devant notre télévision, la passion a clairement disparu.

Cette évolution reflète une tendance lourde dans le football, déjà observée en Angleterre il y a une dizaine d’années. L’importance accrue de l’argent fait de ce sport un business, un grand spectacle où le lien entre le public et le club est en premier lieu un lien consumériste et non plus affectif.

L'identité du club altérée

Les supporters historiques, de culture ultra, représentent de ce point de vue une gêne dans la mesure où ils sont un potentiel contre-pouvoir. Avec la dissolution des groupes de supporters, c’est aussi leur poids "politique" qui a été annihilé. Alain Cayzac, ancien président du PSG, compare, à mon sens très justement, leur rôle à celui de syndicats dans une entreprise : ils sont indispensables au dialogue.

Les différentes directions qui se sont succédé ont toujours laissé les supporters s’exprimer. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les supporters sont désormais à l’écart du club, ils ne sont ni écoutés ni respectés. Chose aberrante, il est par exemple interdit par le règlement intérieur du stade de manifester par des banderoles ou des chants des opinions allant à l’encontre des dirigeants actuellement en place.

La disparition de ce public de supporters historiques, c’est une partie de l’histoire de ce club qui s’en va mais c’est aussi la disparition de groupes de copains. Des amitiés anciennes qui éclatent, dépossédées de ce qui les unissaient : le football et leur club. La disparition d’une forme de lien social en somme.

Avec Thiago Silva, Ibrahimovic, Lavezzi, Pastore, le PSG s’est doté ces derniers mois de joueurs extraordinairement talentueux. Mais des joueurs de "passage". Le noyau d’un club réside dans son public. Or le football moderne, dont l’un des principaux acteurs est le PSG, fait le choix de se passer de ses supporters les plus fidèles. C’est une erreur.