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ACTUALITES || Nouvelles officielles des groupes

[SOS Ligue2] La LFP censure le Collectif !

Écrit par jeudi, 22 août 2013 00:28

 

sosligue2

Lors de notre action « banderoles » des premières journées de Championnat, certaines banderoles se sont vues refuser l’entrée dans certains stades. En effet, des phrases comme « Pas de compromis, le Foot le Samedi » ou « Le Foot le Samedi pour des stades en vie » n’était pas le bienvenue à l’entrée des Stades.

Après enquête de la part du Collectif, il s’est avéré que la LFP, par l’intermédiaire de Frédéric Thiriez, a envoyé une circulaire, que le Collectif s’est procuré, à tous les présidents de L1 et L2 dans laquelle il est stipulé clairement que toute banderole émanant du Collectif n’est plus toléré dorénavant dans les stades.

Voici la circulaire :

 

 

 

Le Collectif tient à réagir publiquement par l’intermédiaire de ce communiqué:

[So Foot] Le sens du dialogue selon Thiriez

Écrit par mercredi, 21 août 2013 18:37

http://www.sofoot.com/le-sens-du-dialogue-selon-thiriez-172357.html


 A la reprise du championnat, le collectif SOS L2 a adressé une lettre ouverte à Frédéric Thiriez en faveur du retour des matches de L2 le samedi, avant de mener une action en ce sens dans les stades. Le président de la LFP a répondu à sa manière, sèche, par un courrier aux présidents des clubs, que So Foot s’est procuré. Il leur demande de ne plus accepter de banderole hostile aux horaires des matches sous peine de sanctions disciplinaires.


Frédéric Thiriez
Frédéric Thiriez

Comme nous l’indiquions dimanche sur ce site , le collectif SOS Ligue 2, qui milite pour un retour des matches de deuxième division le samedi, a profité de la reprise du championnat pour adresser une lettre ouverte au président de la LFP, Frédéric Thiriez, et pour déployer dans plusieurs stades une banderole commune « Pas de compromis, le foot c’est le samedi ».

La saison dernière, suite à la mobilisation contre les matches de L2 le vendredi à 18h45 de la part de nombreuses associations de supporters soutenues par divers acteurs sportifs, politiques et économiques, la LFP et beIN Sport avaient accepté de décaler les matches le même soir à 20h à partir de janvier 2013. Le collectif SOS L2 espérait qu’il s’agissait là d’un premier pas dans la réflexion autour des horaires des matches. Mais, depuis, il n’a plus aucune nouvelle de la LFP, d’où sa lettre ouverte à Frédéric Thiriez, ses banderoles revendicatives et ses nouvelles propositions.

Moustache se fâche

Alors que le collectif SOS L2 affirme vouloir nouer un dialogue serein et constructif avec les clubs et les autorités du football, sa lettre ouverte n’a reçu aucune réponse directe de la part de Frédéric Thiriez. Au contraire, celui-ci s’est aussitôt fendu d’un courrier très ferme adressé aux membres du conseil d’administration de la LFP et à tous les présidents de clubs de L1 et de L2, demandant expressément aux clubs de L2 de ne plus tolérer de telles banderoles dans leur stade, sous peine de sanctions disciplinaires.
Plusieurs enseignements peuvent être tirés d’une telle lettre, que nous reproduisons intégralement ci-dessous tant elle est édifiante. Elle souligne d’abord les enjeux financiers liés à la programmation des matches, dans une économie du football très (trop) dépendante des droits télé. La saison dernière, beIN Sport a certes accepté de décaler les matches de L2 à 20h le vendredi, mais en contrepartie d’une ristourne de 3 millions d’euros sur sa facture, d’après les révélations de l’Equipe en janvier dernier – que le courrier de Frédéric Thiriez accrédite en évoquant une « perte financière ».
Le ton de cette lettre confirme ensuite que les associations de supporters ne constituent pas un interlocuteur crédible aux yeux de la LFP. Frédéric Thiriez prétend avoir respecté les engagements pris auprès de SOS L2, alors qu’il sait pertinemment que la solution des matches à 20h le vendredi ne satisfaisait que partiellement le collectif et que la LFP ne répond plus à ses sollicitations depuis des mois.

Ce courrier très sec montre également que la liberté d’expression est de plus en plus restreinte dans les stades de football professionnel. Il est salutaire que les clubs soient désormais vigilants par rapport aux banderoles insultantes ou outrancières de certains supporters. Il est en revanche regrettable que les fans ne puissent pas exprimer, de manière policée, leurs revendications.

Une telle attitude de la part de la LFP interpelle aussi sur les sanctions que les clubs pourraient subir. Si une banderole contre les matches le vendredi réussit à être introduite dans un stade, qu’est-ce que la commission de discipline de la LFP va bien pouvoir faire ? Infliger une amende au club concerné, dont la situation budgétaire est vraisemblablement déjà tendue ? L’adéquation entre l’« infraction », selon les termes de Frédéric Thiriez, et la sanction ne saute pas aux yeux.

Ouvrir un vrai dialogue sur la programmation des matches ?

Enfin, il est particulièrement étonnant que Frédéric Thiriez refuse d’ouvrir un débat de fond sur les horaires des matches, d’autant que le vendredi à 20h est un créneau qui compte des détracteurs (comme SOS L2) mais aussi des partisans. Les horaires choisis ont des incidences au-delà du football professionnel, sur le football amateur, sur la circulation dans les villes ou sur l’accès des individus aux loisirs. La LFP et le diffuseur auraient tout intérêt à consulter largement. Frédéric Thiriez évoque les « longues discussions » de la saison dernière, alors que celles-ci n’ont jamais réuni toutes les parties prenantes et que la solution adoptée semblait transitoire. Pourquoi ne pas mettre, une bonne fois pour toutes, tous les acteurs (LFP, FFF, diffuseurs, clubs, supporters, pouvoirs publics…) autour de la table afin de trouver une programmation qui permette de tenir compte des contraintes de chacun ? Pourquoi ne répondre aux revendications des fans que par la sanction (de leurs clubs en l’occurrence) au lieu d’essayer de dialoguer avec eux ?

Le bâton constitue aujourd’hui la réponse préférentielle de la LFP aux sollicitations des supporters, au risque de radicaliser certains d’entre eux et de tendre l’ambiance dans les stades. Ouvrir le dialogue ne signifie évidemment pas accepter toutes les revendications des fans. Mais cela montrerait que leur avis est pris en compte et devrait permettre à chacun de faire des compromis (contrairement à ce qu’affirme SOS L2 sur ses banderoles) afin de trouver une solution convenable. Malheureusement, Frédéric Thiriez préfère passer en force…


Antoine Aubry et Quentin Blandin

 


 

 Le courrier de Frédéric Thiriez adressé le 6 août aux membres du conseil d’administration de la LFP et aux présidents de clubs de L1 et de L2 :

« Monsieur le Président,
Cher collègue,
Le championnat de Ligue 2 vient de reprendre sur de biens (sic) mauvaises bases.
Ce week-end, des banderoles de revendication émanant du collectif SOS Ligue 2 ont été déployées et ce, dans la plupart des stades. Des slogans hostiles à beIN Sport ont été également relevés dans de nombreuses enceintes.
Au regard des longues discussions intervenues la saison dernière, mais aussi compte-tenu des accords passés avec beIN Sport, le déploiement de ces banderoles est totalement intolérable.
Je me dois, en effet, de vous rappeler qu’au-delà de la perte financière liée au changement d’horaire intervenu la saison dernière, nous avons surtout montré à notre diffuseur notre incapacité à tenir des engagements de façon respectueuse.
Un nouvel épisode de contestation serait donc particulièrement préjudiciable à nos relations commerciales.
Aussi, face à de tels agissements de la part de vos supporters, je vous demande de faire preuve de la plus grande fermeté afin que ces banderoles ne soient plus explosées (sic) dans les stades.
Nous avons pris des engagements vis-à-vis du collectif SOS Ligue 2 et nous les avons respectés en décalant les matches de Ligue 2 à 20h00 le vendredi.
J’attends donc désormais des clubs de Ligue 2 qu’ils en fassent de même et veillent scrupuleusement à ce qu’aucune banderole hostile aux horaires de programmation ne soit déployée dans leur stade.
Faute de quoi, la Commission de discipline appréciera les suites qu’il conviendra de réserver aux infractions constatées.
Je vous prie de croire, monsieur le Président, cher collègue, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
Frédéric Thiriez
»

 


bukaneros

Pour ceux qui ne parlent pas trop espagnol : les Bukaneros intensifient leur lutte contre le football moderne et ont établi une liste de leurs actions à venir :

- grêve des encouragements jusqu`à la 24e minute pour tout les matches le lundi et vendredi

- Rayo vs Elche lundi 20h : Tifo de protestation avec choréagraphie qui sera brandie jusqu`à la 24e minute. Les lambdas sont invités à amener leur pancartes et messages si ils le désirent.

- Rayo vs Levante vendredi 23h : TRIBUNE VIDE jusqu´à la 24e minute

- Manifestation au siège de la LFP (Ligue) : cette année le groupe prône la protestation également en dehors du stade.


 

rayo-bk

[Troyes] Communiqué Magic Troyes 1997

Écrit par samedi, 10 août 2013 12:10

 

magic-troyes

Nous, Magic Troyes 1997, vivons notre passion depuis plus de 15 ans. Nous avons connu toutes les émotions que procure le football et nous avons voyagé des plus beaux stades d’Europe aux plus rustiques du championnat National.

Pendant ces années, le groupe a changé pas moins de neuf fois d’emplacement en tribune au Stade de l’Aube et il est difficile dans ces conditions d’avoir une structure pérenne dans le temps.

Alors que nous commencions à prendre nos repères après trois années passées en tribune Seine basse, les dirigeants de l’ESTAC ont choisi, une nouvelle fois, de nous déplacer. Situés dans un coin d’une tribune inadaptée à un groupe de supporters, il semblerait que nous soyons indésirables et que nous devions passer inaperçus. Ceci, nous ne l’acceptons pas. Nous souhaitons vivre notre passion proches du terrain afin de communier avec nos joueurs.

Nous avions un projet commun avec deux autres groupes de supporters officiels, les Tiger 10 et le Kop D Tricasses, celui de se réunir en tribune Seine basse afin de mutualiser nos moyens et d’améliorer l’ambiance du Stade de l’Aube. Or suite à cette décision de nous déplacer, ce projet est abandonné. Quel est le but réel de nos dirigeants si ce n’est de décourager un tel projet ?

Il est regrettable que ces mêmes dirigeants, placent leurs supporters historiques au second plan sans prendre en compte leurs souhaits. Après les quelques trop rares réunions organisées depuis quelques années, les dirigeants ont-ils une quelconque reconnaissance envers leurs supporters?

Les Magic Troyes 1997 ont été acteurs des tribunes depuis plus de 15 ans, notamment en proposant tout au long de la saison 2011/2012 des animations diverses et originales qui ont permis, en partie, de remporter la seconde place du championnat des tribunes et ses 15.000€. Nous regrettons amèrement que cette somme “ait disparu” alors qu’elle aurait pu servir, par exemple, à rembourser tout le matériel que quatre groupes de supporters se sont fait dérober à l’intérieur du Stade de l’Aube.

La saison 2012/2013 aura été difficile pour l’équipe en apprentissage de la Ligue1. Mais même compte tenu des résultats, les supporters ont été présents du début à la fin, en soutenant les joueurs du mieux qu’ils ont pu, avec des chants, des animations et lors de déplacements. Ce soutien inconditionnel a été apprécié par les joueurs et le staff et mis en avant par le club à la fin de la saison lors de la descente en Ligue 2. Or, après un mois de trêve, ainsi sont remerciés les supporters et le public en général : non considération de leurs demandes et augmentation générale des tarifs dans tout le stade…

C’est donc pour tout cela que les Magic Troyes 1997, même s’ils seront toujours au stade, ont décidé d’arrêter tout encouragement, tifos, et déplacement jusqu’à ce que les conditions d’un retour des animations derrière la bannière Magic Troyes 1997 soient réunies en tribune Seine basse.

Si pour beaucoup les Magic Troyes 1997 se résument aux encouragements et à la mise en place de supports artistiques (tifos) lors des matches, il en est plus que ça. Les mixités culturelles et générationnelles qui composent notre groupe et nos activités externes au stade font qu’il n’est pas question de mettre fin à l’association.

 

Excellente fiction parue sur RUE89

Pierre Barthélemy – Blogueur

 


ImprimerQu’on se le dise, le nouveau règlement du Parc des Princes, qu’on a découvert dimanche, n’a que peu changé depuis 2008. De surcroît, entre la lettre du texte et sa mise en œuvre, il semble encore y avoir un monde.

Toutefois, le fait que les abonnés doivent désormais signer expressément ce règlement qui, au sens propre, a de quoi interroger, n’est peut-être pas si anodin. Interdiction de fumer ; de se tenir debout ; d’utiliser dans l’espace public – notamment sur les réseaux sociaux – les photos, sons et vidéos pris dans l’enceinte.

C’est avec cynisme mais néanmoins une certaine crainte de naviguer près de la réalité que nous avons imaginé une discussion fictive entre Jean-Claude Blanc, directeur général délégué du club, et Jean-Philippe d’Hallivillée, responsable de la sécurité.


Le Parc des Princes lors de PSG-Lens le 8 janvier 2011 (Jacques Demarthon/AFP)

Jean-Claude Blanc : « Avec la menace du fair-play financier qui plane au-dessus de notre proche avenir, il va falloir trouver un moyen d’augmenter nos recettes. Sans un nouveau stade équipé de lucratives loges, nous avons un sacré handicap. Verrais-tu des solutions, Jean-Philippe ?

– On pourrait déjà commencer par augmenter significativement le prix des abonnements et des places. Maintenant qu’on s’est débarrassé du contre-pouvoir des ultras, on a les mains libres. Surtout que notre recrutement galactique rend nos clients aussi dociles qu’une horde d’éléphanteaux perfusés au GHB.

– C’est vrai que nous devons une fière chandelle à tes prédécesseurs et toi. Laisser pourrir une situation connue depuis vingt ans entre quelques centaines d’individus violents et haineux pour justifier la fin des associations de supporters est digne de notre modèle, Nicolas Machiavel.

– Tu penses bien, cher Jean-Claude, qu’avec notre arsenal de caméras et les forces de l’ordre présentes en masse, nous connaissions l’identité de chacun des fauteurs de trouble. Mais l’opportunité était trop belle de stigmatiser et de remplacer les ultras et les milliers de supporters inconditionnels des virages par une clientèle plus aisée à apprivoiser. Pour la première fois, en 2012, nous avons pu faire exploser le prix des billets sans la moindre contestation.

– C’est vrai qu’ils n’étaient pas irréprochables ces ultras, mais on décuple leur responsabilité fallacieusement et on tait hypocritement la nôtre. Tu n’as pas peur qu’ils reviennent et fassent entendre raison à nos nouveaux spectateurs ?

– Pour prévenir un tel risque, je te propose d’augmenter encore les tarifs, de modifier les conditions d’abonnement et le règlement du Parc du Prince. Déjà, ajoutons une interdiction de stade à tous ceux dont les interdictions judicaires ou administratives de stade arrivent à terme.

– Mais ceci n’est-il pas illégal ?

– Non, non, Jean-Claude, c’est prévu dans les conditions générales d’abonnement que nos clients ne prennent pas la peine de lire. Ensuite, en plus du placement aléatoire et de l’interdiction de se regrouper, allongeons la liste des motifs nous permettant de résilier l’abonnement de quiconque.

– A quoi penses-tu ?

“Sursum corda”, soyons audacieux. Interdisons à quiconque de rester debout en tribune, de fumer une cigarette ou même de prendre des photos avec son téléphone mobile.

– Mais ce sont là d’excellentes idées, Jean-Philippe. Il suffirait de prendre le prétexte de l’un de ces comportements, pourtant tolérés depuis des années, pour nous débarrasser spécifiquement des individus de notre choix. Interdisons donc qu’ils se camouflent le visage avec leurs écharpes ou leurs capuches. Même en hiver.

– Sans oublier que cela pourrait te permettre d’augmenter tes recettes financières. En tuant l’animation dans les tribunes, nous pouvons faire du Parc du Prince une salle de spectacle extra-sportive avec des DJ, des mascottes, des animations pour enfants… Quelle meilleure propagande commerciale ? J’ai d’ailleurs pris soin d’effacer les fresques historiques des supporters, aussi splendides et chargées d’histoire étaient-elles.


Germain le Lynx (Capture d’écran d’une vidéo de PSG.fr)

– Excellent, excellent. En interdisant aux gens de fumer, nous pouvons espérer qu’ils compensent leur addiction physique par l’achat de boissons ou de snacks dans les buvettes, non ?

– Tu vois, Jean-Claude, tu commences à comprendre. En interdisant à nos clients de prendre des photos au “Parc du Prince” puis de les partager sur des sites publics ou des réseaux sociaux, on décuple la valeur des clichés que nous prenons nous-mêmes ou que nous cédons à la presse. On augmente soit nos recettes d’image, soit la dépendance de la presse à notre endroit.

– Bénéfice financier ou contrôle de la propagande, tu es machiavélique, Jean-Philippe. Mais ne penses-tu pas qu’avec un stade aussi docile, les joueurs se plaignent de ne jamais vraiment jouer à domicile ?

– C’est élémentaire, mon cher Jean-Claude. Prévoyons des clauses dédiées dans les contrats conclus avec les joueurs : de lourdes pénalités financières à chaque critique de notre clientèle la plus docile. Tu verras que le silence des tribunes leur sera, soudainement, beaucoup moins pesant.

– Mais tout ceci est quand même trop gros pour emporter l’adhésion générale. Sois raisonnable, Jean-Philippe.

– Homme de peu de foi. Cela fait quatre ans que j’applique des mesures tout aussi liberticides. Que s’est-il passé ? La presse a applaudi ou a pieusement fermé les yeux. Les nouveaux clients sont le meilleur relais de notre propagande. Que ne vois-je sur les réseaux sociaux et les forums internet ces dociles portefeuilles jurer par tous les Dieux qu’ils peuvent enfin amener leurs enfants au Parc du Prince ? Peu importe qu’ils n’aient jamais connu le Parc des Princes des années 2000, ce Parc du Prince où nous avions tant de jeunes qui souscrivaient l’abonnement -16 ans.

– Tu marques un point. C’est stupéfiant cette docilité.

– Et encore, ce n’est que le sommet de l’iceberg. En toute illégalité et sans justification, j’interdis de Parc du Prince ou de Coubertin (pour le handball), des supporters sans passif mais que je soupçonne d’être réfractaires à notre nouvelle politique.

– Mais…mais…c’est illégal, nous allons être condamnés.

– Ah, ah, Jean-Claude, tu es encore si candide. Bien sûr que c’est illégal, bien sûr que nous sommes condamnés. Mais ce sont des procédures contentieuses longues et coûteuses pour ces supporters. Et oui, ils finissent par faire valoir leurs droits en justice. Mais personne n’en parle. Pendant ce temps-là, on les a écartés longuement du Parc du Prince et on leur a même passé l’envie de revenir.

– Le plus impressionnant, au-delà de la docilité de nos nouveaux clients, c’est la complaisance de médias si silencieux. Nous sommes pourtant dans un pays qui se gargarise d’avoir combattu pour la liberté et l’égalité.

– Jean-Claude, tu es définitivement un fin comique. Sur cette boutade, je dois te laisser. Il faut que j’aille alimenter la “blacklist” à soumettre à monsieur le Préfet et que je contacte les autres clubs de Ligue 1 pour qu’ils soient prêts à annuler les places des supporters contestataires qui espèrent pouvoir suivre leur club en province.

– Fidèles pendant les années de vache maigre, nous les privons de leur passion…

– Arrête Jean-Claude, “business is business”, tu le sais bien.

– Merci, Jean-Philippe. Tes conseils sont toujours avisés et pertinents. Bonne journée. »

Ceci est une conversation purement imaginaire. Toute ressemblance avec des faits réels serait purement fortuite.

 

[SOS Ligue 2] La lutte continue

Écrit par jeudi, 25 juillet 2013 17:00

 

La lutte continue.

Le collectif SOS LIGUE 2 s’est réuni récemment pour décider de la poursuite de nos actions. Notre discours est clair, nous continuerons à lutter contre la marchandisation du football, qui profite à tous, sauf aux supporters. Malgré nos recommandations, la programmation des matchs de la saison passée a dépassé les limites : programmation des matchs de Ligue 2 le Vendredi à 18h30, décalage des matchs de Coupe de France en semaine et à des horaires inadaptées au public, à l’image du 16ème de finale Nice-Nancy programmée en semaine à 14h…

Ces aberrations révèlent le mépris des autorités sportives et des diffuseurs pour les supporters.

Par le biais de ce communiqué, nous sollicitons tous les groupes de supporters se sentant concernés par notre cause. Pour relancer notre combat, le collectif SOS Ligue 2 a décidé de déployer à la 20ème minute de jeu de chaque match, le message commun suivant : « PAS DE COMPROMIS, LE FOOT C’EST LE SAMEDI ! SOS LIGUE 2 », et ce lors de la 1ère journée de nos championnats respectifs.

Par ailleurs, à cette occasion une banderole type a été sélectionnée par les membres du collectif, nous pensons que la similitude entre nos banderoles ne pourra que renforcer notre action et montrer une nouvelle fois que notre unions fait notre force. C'est en ce sens que nous solliciton tout les groupes à réaliser la banderole présente ci-dessous :

 

Noir et rouge sur fond blanc plus écriture avec la police "Impact".

Á l’occasion de la première journée de Ligue 2, le Collectif SOS Ligue 2 remettra à Frédéric Thiriez une lettre ouverte. Dans celle-ci nous mettrons en cause publiquement ses promesses non tenues lors de notre précédente entrevue, et nous publierons nos propositions pour la saison à venir.

Montrons à l’ensemble des diffuseurs, à la FFF et à la LFP que nous sommes tous unis face au diktat de l’argent dans le football.

Á nous de leur rappeler que les supporters priment sur les diffuseurs.

Le collectif SOS LIGUE 2

 

[Lausanne] Communiqué des Rabiosos Lausanne

Écrit par mercredi, 17 juillet 2013 23:00
Nous Rabiosos Lausanne, groupe de supporters du Lausanne Sports depuis 2006, communiquons aujourd'hui notre dissolution et la fin de nos activités.

C'est avec tristesse et amertume que nous nous voyons obligés de prendre cette décision, conséquence en grande partie des mesures répressives prises à l'encontre de notre groupe lors de cette dernière année. En effet après une grève de deux ans suite à une interdiction de stade collective en 2010, qui a eu pour conséquence de nous empêcher d'assister à deux années de matchs de championnats, une finale de coupe de Suisse, les matchs d'Europa League qui ont suivi ainsi que l'ascension en Super League, nous avons fait notre retour au stade début 2012. Dès lors nos activités ont repris et une bonne phase de recrutement nous a permis de doubler le nombre de nos membres, ce dernier ayant été passablement réduit par les deux années d'absence qui ont précédé. Malgré ça, la politique répressive disproportionnée des autorités aux cotés des dirigeants du Lausanne Sports nous a fait perdre douze membres du noyau dur en à peine une année. Ces interdictions de stade portent un gros coup à un groupe comme le notre et montrent une volonté claire d'anéantir le mode de soutien que nous promouvons, basé sur les principes Ultras. Nous déplorons ces mesures qui ont pour conséquence principale l'atteinte à l'ambiance dans les tribunes lausannoises et au soutien de l'équipe, qui sont les deux buts fondamentaux d'un groupe ultra. Nous dénonçons également la volonté affichée des dirigeants du LS de promouvoir un foot-business, destiné à satisfaire les VIPs et les cadres d'entreprises et méprisant la base du club: ses supporters. Enfin, nous condamnons le climat sécuritaire actuel, instauré par les politiques et une bonne partie des médias, stigmatisant les supporters et condamnant le mouvement ultra à une mort à petit feu. Les petits groupes comme le notre sont les premiers à en faire les frais. Mais il ne fait aucun doute qu'à terme c'est tout le mouvement qui est voué à périr, à moins que les ultras ne sacrifient leurs âme et principes pour se conformer aux exigences du football moderne. Football moderne, dont l'objectif est le profit et la sécurité au détriment de la Passion.

Notre dissolution est donc principalement due aux conséquences de la répression. Mais il serait faux de dire qu'aucun autre facteur n'a motivé cette décision. La fatigue de certains, la difficulté d'assurer la relève ou encore l'impossibilité d'assurer une partie des déplacements par manque d'effectif ou d'énergie sont également des raisons qui nous ont poussés à arrêter. Ces années de lutte perpétuelle pour la survie de notre groupe ont très sérieusement entaillé notre motivation, bien que notre passion pour ce club et ce mouvement est éternelle.

Nous tenons néanmoins à nous souvenir des excellents moments passés au cours de ces sept années. Des déplacements à travers la Suisse et l'Europe, des amitiés profondes qui se sont créées au fil des saisons, des soirées, fêtes et autres weekends ou voyages qui nous resterons gravés à jamais. Nous voulons également remercier toutes les personnes qui se sont investies dans le groupe toutes ces années durant. Ceux des débuts, qui peuvent être fiers d'avoir eu l'audace d'entamer cette expérience en LNB, dans un climat défavorable et dans un club dans lequel la culture ultra était quasiment inexistante. Puis tous ceux qui nous ont rejoints par la suite et ont fait vivre ce groupe jusqu'à aujourd'hui. Un grand merci également aux joueurs, qui nous ont fait vibrer toutes ces saisons et avec lesquels nous avons toujours entretenu de bonnes relations. Un saluto a nostri fratelli e sorelle locarnesi!

Pour conclure, "Les Rabiosos" n'existent plus, mais nous serons toujours dans les parages. Plus sous la même forme, mais nous continuerons à soutenir notre équipe et à défendre nos couleurs avec la même passion et en respectant les principes qui nous sont chers.  

Rabiosos Lausanne

2006 - 2013