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ACTUALITES || Nouvelles officielles des groupes

Article paru dans le Nouvel Obs

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/627874-psg-pourquoi-je-ne-vais-plus-au-parc-des-princes-malgre-ibra-et-la-ligue-des-champions.html

Il existe entre moi et le PSG, comme pour de nombreux supporters, un lien très fort. Parisien depuis toujours, j’ai commencé à aller voir des rencontres au Parc des Princes dès l’âge de 7 ans, d’abord avec mon père puis avec mes copains. J’ai joué dans les équipes de jeunes du club jusqu’à 18 ans, j’ai été ramasseur de balles pendant certains matches. Mon premier abonnement en virage, je l’ai pris en 1997, j’avais alors 12 ans.

Si ce lien affectif est sans doute incompréhensible pour les personnes qui s’intéressent peu au football, il n’en demeure pas moins bien réel. Une relation s’est créée au fil des matches, par les émotions ressenties, l’ambiance, l’atmosphère qui se dégageaient des tribunes, et le fort sentiment de cohésion avec les personnes qui m’entouraient.

J’ai en mémoire, notamment, un match face au Steaua Bucarest en 1997. Ma première véritable claque, tant je fus impressionné par l’énergie, les couleurs et le bruit qui pouvaient émaner des tribunes, le Parc des Princes constituant une véritable caisse de résonance.

Le plan Leproux : un tournant

Le PSG est un club qui a toujours bénéficié d’un écho médiatique particulier. C’est l’équipe de la capitale. C’est donc un club jalousé, souvent décrié mais aussi et avant tout une place forte du supportérisme en France, longtemps emmenée par les virages Boulogne et Auteuil.

Cette identité est mise à mal de saison en saison. Le club a connu de nombreux changements de fond ces dernières années. Des changements antérieurs à l’arrivée des propriétaires qataris mais que ces derniers ont poursuivi dans la même direction une fois à la tête du club.

Le plan Leproux, mis en place en 2010, du nom du président du club d’alors, a marqué un tournant majeur, supprimant les abonnements en tribunes Auteuil, Boulogne, G et K et instaurant un placement aléatoire des supporters lors des achats de places dans ces tribunes. Ce plan est intervenu après les épisodes tragiques du PSG-OM du 28 février 2010 et de la mort de Yann Lorence, un supporter.

Il était alors essentiel de faire quelque chose pour mettre fin à ses tensions. Je ne le conteste pas. Je conteste en revanche la méthode employée. Le placement aléatoire a eu pour effet de "casser" les groupes de supporters alors que l’on aurait pu cibler les minorités nuisibles, les violences étant le résultat des agissements de quelques individus.

Les supporters réduits à un rôle de consommateur

Derrière l’objectif sécuritaire, la volonté de la direction était aussi de renouveler le public du Parc, de le rendre plus "lisse", moins "populaire" afin de vendre le club plus facilement ensuite à de nouveaux investisseurs (ce qui a été fait avec l’arrivée des Qataris).

Avec l’arrivée de ces nouveaux propriétaires, le PSG y a gagné sportivement. Le travail des Qataris est sur ce point très bon, indiscutablement. Mais le club y a perdu au moins tout autant sur le plan de la passion et de l’authenticité. Le football est une histoire d’attachement à une équipe, à un club et non pas uniquement un sport où onze joueurs se disputent un ballon.

Zlatan Ibrahimovic lors du match face à Barcelone, le 4 août 2012 (P.EMILE/SIPA).

 Zlatan Ibrahimovic lors du match face à Barcelone, le 4 août 2012 (P.EMILE/SIPA).

 

Depuis, l’ambiance dans le stade n’est plus la même. Pour pallier l’absence des groupes de supporters, le club a mis en place une série d’animations à l’américaine, à mon goût très superficielles. Cela n’a plus rien de spontané.

Les supporters en sont réduits à un rôle de simple consommateur. Le prix des billets a augmenté (les associations de supporters n’ont plus le moyen de peser sur la politique tarifaire pratiquée), le public s’est embourgeoisé et l’attachement au club n’est plus de même nature chez ces nouveaux spectateurs.

Si je reste supporter du PSG aujourd’hui, je ne mets plus les pieds au Parc, ne trouvant plus ma place dans ce stade. Les matchs nous les suivons entre copains devant notre télévision, la passion a clairement disparu.

Cette évolution reflète une tendance lourde dans le football, déjà observée en Angleterre il y a une dizaine d’années. L’importance accrue de l’argent fait de ce sport un business, un grand spectacle où le lien entre le public et le club est en premier lieu un lien consumériste et non plus affectif.

L'identité du club altérée

Les supporters historiques, de culture ultra, représentent de ce point de vue une gêne dans la mesure où ils sont un potentiel contre-pouvoir. Avec la dissolution des groupes de supporters, c’est aussi leur poids "politique" qui a été annihilé. Alain Cayzac, ancien président du PSG, compare, à mon sens très justement, leur rôle à celui de syndicats dans une entreprise : ils sont indispensables au dialogue.

Les différentes directions qui se sont succédé ont toujours laissé les supporters s’exprimer. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les supporters sont désormais à l’écart du club, ils ne sont ni écoutés ni respectés. Chose aberrante, il est par exemple interdit par le règlement intérieur du stade de manifester par des banderoles ou des chants des opinions allant à l’encontre des dirigeants actuellement en place.

La disparition de ce public de supporters historiques, c’est une partie de l’histoire de ce club qui s’en va mais c’est aussi la disparition de groupes de copains. Des amitiés anciennes qui éclatent, dépossédées de ce qui les unissaient : le football et leur club. La disparition d’une forme de lien social en somme.

Avec Thiago Silva, Ibrahimovic, Lavezzi, Pastore, le PSG s’est doté ces derniers mois de joueurs extraordinairement talentueux. Mais des joueurs de "passage". Le noyau d’un club réside dans son public. Or le football moderne, dont l’un des principaux acteurs est le PSG, fait le choix de se passer de ses supporters les plus fidèles. C’est une erreur.

COMMUNIQUE - ULTRAMARINES BORDEAUX 1987
BORDEAUX / LYON 19/02/2012
Ce 19 février 2012 fera date, dans l'histoire de notre Virage et de notre groupe, de triste manière. En effet, pour la première fois, notre tifo, pour lequel nombreux de nos membres ont travaillé d'arrache pied, a été annulé par une décision préfectorale mercredi soir. L'ULTRAMARINES, depuis 25 ans, organise ces magnifiques animations pour accueillir notre équipe. Ces spectacles qui ont fait notre réputation artistique dans l'Europe entière, dont l'image fut parfois utilisée pour des campagnes d'abonnement du club, nous sont aujourd'hui purement et simplement interdits. Les raisons évoquées sont des raisons de sécurité. Les fumigènes pouvant enflammer les supports que nous utilisons pour les tifos. On nous demande d'ignifuger nos supports, ce qui est impossible car hors de prix. Le club nous a aimablement proposé de prendre à sa charge ces frais supplémentaires, soucieux de rester indépendants financièrement, nous avons catégoriquement refusés. Aujourd'hui, notre savoir-faire prouvé depuis 25 ans, est remis en cause. Depuis 25 ans, des tifos animent régulièrement notre virage, depuis 25 ans des fumigènes sont utilisés. JAMAIS, le moindre blessé ne fut à déplorer.

Catastrophe de Furiani - 5 mai 1992

Le 5 mai 1992, la Tribune Nord du Stade Armand Cesari s’effondre causant 18 morts et plus de 2300 blessés. La Corse entière est touchée par ce drame, le traumatisme est immense. Une catastrophe jamais connue dans le monde du football français. Et pourtant… les instances du football français contrairement aux responsables du football anglais n’accordent aucune importance à cette date. L’Angleterre, pays de football, ne joue plus aucun match les 15 avril et 29 mai suite aux drames d’Hillsborough et du Heysel. Est-ce si difficile pour la France d’en faire de même ?

Le jour même où toute la Corse commémorera dans le recueillement le vingtième anniversaire de la tragédie de Furiani, des matches seront joués !

La catastrophe de Furiani ne doit jamais être oubliée et ce, pour qu’une telle tragédie ne se reproduise plus. Un devoir de mémoire est indispensable : Furiani mai più.

Nous demandons qu'aucun match de football professionnel ne soit plus dorénavant joué en France un 5 mai. Nous sollicitons par conséquent l'inscription de ce fait dans les règlements de la FFF et de la LFP.

http://www.petitionfuriani.com/

Communiqué des UM94 du 23-02-2012.

Écrit par vendredi, 24 février 2012 16:49

L’A.S. MONACO INTERDITE DE SUPPORTERS ?

Comme vous le remarquerez lors du match Monaco-Laval, les Ultras Monaco ne bâcheront pas en tribune du Pesage et ne feront pas d’effort particulier pour supporter l’AS Monaco. Dans la période actuelle, les joueurs ont besoin d’encouragement et du support des monégasques, donc nous invitons ceux qui le peuvent encore à aller en tribune supporter nos couleurs, même si nous ne pouvons plus le faire.

Depuis plusieurs matchs, la répression qui mettait déjà une pression très forte sur l’ensemble des supporters, s’est aggravée. Cela s'inscrit dans un contexte global d'éradication des supporters ultras en préparation de l'Euro 2016 en France. A chaque match, son lot de mauvaises surprises. Par exemple, des restrictions arbitraires concernant ce qui peut être amené dans le stade, annoncées à l’entrée en tribune selon l’humeur des autorités. Le drapeau qui est entré la semaine précédente est soudainement interdit ; le tambour qui n’avait jamais posé de problème doit soudain être démonté puis remonté à la fouille. Dorénavant, les voiles, banderoles, grands drapeaux et tout ce qui peut servir à animer la tribune, faire un tifo, nous sont définitivement interdits à Monaco comme en déplacement.

Les descentes de police en tribune en plein milieu des matchs sont devenues routinières. Non pas pour contrer une quelconque violence, mais pour intercepter un jeune qui aurait allumé un fumigène, au risque (ou avec la volonté) de créer de nouvelles situations de tensions avec les supporters. Il est évident que ces interventions, pour le crime d’avoir voulu animer un stade presque mort, pourraient avoir lieu après le match sans problème. Mais la stratégie est de provoquer pour mieux sévir. Pire, lorsque les provocations n’engendrent pas de réponse agressive de notre part comme espéré, l’on récolte tout de même des interdictions de stade pour ceux qui auraient eu le malheur de protester pacifiquement; une douzaine d'interdictions rien que pour le match Monaco-Bastia, avec des raisons parfois farfelus et sans aucune vérification !

 

A Arles-Avignon, c'est un bus entier qui a fait la route depuis Monaco et qui a été interdit d'entrer dans le stade pour des motifs futiles.